Comment combler notre réservoir d’amour

photo: seanmcgrath

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir comblé d’amour ? Ou au contraire, de vous sentir complètement vide d’amour, sans trop savoir pourquoi…

Gary Chapman, pasteur et éducateur, décrit dans son livre merveilleux «The 5 Love Languages» cinq langages différents que les êtres humains utilisent pour communiquer leur amour.

Le concept est simple, mais important. Nous avons tous un réservoir d’amour. Quand notre réservoir est plein, on se sent bien. Quand il se vide, on se sent… vide ! Et pour le remplir, il faut que les gens qu’on aime nous parlent dans notre langage d’amour.

C’est important tout ça, parce que se sentir aimé est un besoin. Pas un souhait, quelque chose qu’on aime bien ou qui serait l’fun. C’est un besoin. Si un besoin n’est pas comblé, il y aura des conséquences émotives, psychologiques et physiques.

La difficulté est que ce n’est pas tout le monde qui parle le même langage. Et comme dans la vraie vie, deux personnes qui ne parlent pas le même langage sont rarement bien compris. Voici ces cinq langages:

1. Les paroles qui élèvent
Certaines personnes ont un langage d’amour qui passe par les mots. Qu’ils soient écrits ou parlés importe peu; ce qui importe, c’est qu’ils soient là. Des compliments, des petits mots d’amour dans la boîte à lunch, épinglés sur le frigo, des mots d’encouragements sont toutes des façons de parler ce langage.

2. Du temps de qualité
Pour d’autres, ce qui importe, c’est de passer du temps de qualité avec l’autre. Du temps complice passé à partager, à écouter, ou simplement à avoir du plaisir ensemble. Être à côté de son amoureux ne suffit pas. Il/elle doit sentir qu’on est engagé, connecté, 100 % présent.

3. Recevoir des cadeaux
Certaines personnes se sentent aimés uniquement lorsqu’ils reçoivent des cadeaux témoignant cet amour. Ce peut être de vrais cadeau achetés, des cadeaux faits maison, des cadeaux qui valent 1 $ ou des cadeaux à 1000 $. L’important, pour une personne qui parle ce langage, c’est de recevoir des cadeaux, parce que c’est ainsi qu’elle se sent aimée. Une personne qui ne parle pas ce langage, elle, ne verra pas son réservoir rempli, même si son amoureux travaille 80 heures semaines pour lui payer des belles choses.

4. Les actes de service
C’est faire le ménage, laver la voiture, sortir les poubelles, nettoyer la piscine, ramasser ses bas, enlever ses souliers avant d’entrer, avoir un repas chaud sur la table quand on arrive, etc.

5. Le toucher
Pour d’autres personnes finalement, le langage d’amour est le toucher. Se faire toucher, que ce soit par un bras autour de l’épaule, en donnant la main, en donnant un câlin, en passant la main dans les cheveux, en touchant d’un regard amoureux, en embrassant, ou en faisant l’amour. Ou une combinaison de tout ça.

En quelques lignes, vous connaissez maintenant les cinq langages d’amour. Quoi faire avec cette information maintenant ?

D’abord, il faut savoir quel est notre langage d’amour. Observer quels gestes notre partenaire, nos amis, nos parents font qui nous font sentir aimés. Et quels gestes ils ne font pas qui nous fâchent.

Si le fait que votre chum n’ait pas mis ses vêtements sales au lavage vous fâche, par exemple, il y a de bonnes chances pour que les actes de service soient une façon pour vous de vous faire dire «je t’aime». Ne pas faire ces gestes, pour vous, c’est la même chose que vous dire en pleine face « je ne t’aime pas. » Si le langage de votre amoureuse demande des mots d’amour, ne pas lui en donner est la même chose que lui dire que vous ne l’aimez pas. Même si pour vous, les mots sont complètement superflus.

Ensuite, il faut savoir quel est le langage d’amour de ceux qu’on aime. Pour ça, on écoute leurs commentaires, on fait de l’expérimentation, et on trouve ! Vous pouvez aussi simplement partager les 5 langages avec votre partenaire et ainsi les déterminer ensemble.

Puis, une fois le bon langage de chacun déterminé – il y a toujours un, maximum deux langages dominants – vous vous efforcez de remplir le réservoir d’amour de ceux que vous aimez en parlant leur langage. Ils rempliront le vôtre à votre tour !

Ce peut être difficile, si le langage de votre conjoint n’est pas le vôtre. Et c’est là la beauté du processus. Quelle plus belle preuve d’amour y a–t-il que de faire un effort pour que notre amour se sente aimé ?

Vous n’aimez pas passer la balayeuse, vous aimez faire l’amour par contre. Gary Chapman vous suggère que si la personne qui a besoin du toucher pour se sentir aimée commençait à faire davantage d’actes de service, l’autre personne va se sentir aimée, puisque c’est son langage d’amour, et sera ainsi plus encline à vouloir remplir le réservoir de l’autre, en faisant l’amour dans notre exemple.

Suffit donc qu’une seule personne fasse l’effort de parler le langage d’amour de ceux qu’elle aime pour que sa vie s’améliore. Quand on remplit le réservoir des autres, les autres veulent aussi remplir le nôtre.

L’amour se multiplie quand on le donne. Ce que Chapman nous apprend c’est qu’il faut aussi le donner de la bonne façon !

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Être en contrôle

Robert Holden, PhD, est le directeur du « The Happiness Project » – le projet de la joie. Dans les multiples sondages qu’il effectue sur le bien-être, les gens lui rapportent souvent que d’après eux, pour être heureux, il faut qu’on soit en contrôle de notre vie.

C’est d’autant plus vrai dans notre culture occidentale, où l’on apprend que la vie consiste plus ou moins à plier le monde à notre volonté… Les Orientaux, eux, semblent plutôt avoir une culture qui enseigne la flexibilité et l’adaptabilité.

Je pense que ce qui importe, c’est de savoir ce qu’on peut contrôler et ce qu’on ne peut pas contrôler. La vie est en constante fluctuation, souvent on est proche du chaos. On dirait qu’il y a une sorte d’humour spirituel qui nous lance de nouveaux défis, parfois heureux, parfois malheureux, et ce à tous moments. Et pourtant nous avons notre mot à dire dans comment on organise ce chaos. Oui, le monde change tout le temps. Et il change quand nous aussi on change.

Certaines formes de contrôle peuvent être très positives. Être capable de contrôler quand on parle ou pas, savoir choisir ses pensées, des choses comme ça. Les problèmes semblent survenir quand on bloque le flot de la vie en essayant trop fort d’être en contrôle.

Trop de contrôle ralentit la créativité, la progression de projets, la croissance des relations amoureuses et autres.

C’est dire qu’une acceptation profonde de la nature transitoire de notre monde offre une façon libératrice de vivre. Quand on est en mesure d’accepter cette vérité profonde qui dit que rien de physique ne dure éternellement – incluant relations, travail, situation économique, bons temps, mauvais temps aussi – on peut fonctionner à un niveau supérieur. Quand on arrête d’essayer de rendre permanentes des choses qui, de par leur nature, ne le seront jamais, on peut pleinement apprécier ces choses dans le moment. On peut apprécier notre travail, notre boss, notre conjoint, nos enfants, notre chien, notre vie.

En une phrase, je dirais que c’est quand on réalise que le changement est souffrant seulement parce qu’on lui résiste qu’on peut enfin mieux coopérer avec lui.

Mario (pas son vrai nom bien sûr) vient nous voir pour un mal de ventre qui dure depuis plus de 15 ans. Son médecin de sait plus trop quoi faire de lui, ses tests son normaux. Le gastroentérologue a finit par lui diagnostiquer le colon irritable.

Suite à ça, et devant le manque d’options offertes par la médecine, Mario est allé consulter plusieurs naturopathes, une acupunctrice de même qu’une ostéopathe. Après cette panoplie de professionnels, c’est à nos bureaux qu’il s’est retrouvé.

Il contrôle avec attention ce qu’il mange, mais ça ne suffit pas. Il a fait des cures, des lavements, tout ce qu’on lui a conseillé pour aider ses organes digestifs. Mais ça ne suffit pas. Il a encore des crises qui lui paraissent inexplicables: des crampes qui lui prennent d’un coup sec, et qui l’invitent impétueusement à visiter la toilette… Souvent sans résultats concrets en plus!

À l’examen, nous déterminons des niveaux très élevés de tension au niveau vertébral. Un type de tension que nous appelons en Analyse Vertébrale Network tension passive. Ce type de tension est souvent associé à un besoin de constance suite à un manque d’énergie vitale.

Comme de fait, Mario est de type anxieux: il surveille et est craintif de tout ce qui pourrait survenir de nouveau dans sa vie.

Mario vit pour contrôler son expérience de la vie. Comme il me dit, il est un homme d’habitudes avec une routine quotidienne et hebdomadaire bien établie. Il gère avec difficulté tout ce qui le surprend ou dérange cette routine.

On débute ensemble les soins. Sa progression est normale et il prend rapidement conscience de sa respiration qui change. Sa tension vertébrale diminue parallèlement, comme on le souhaite.

Puis lors d’une visite, Mario ressent pour la première fois le début de sa vague somatopsychique, la fameuse vague qui se développe avec les soins Network.

Ça, il n’aime pas ça! C’est un feeling nouveau qui l’inquiète et qu’il ne comprend pas. Il ne comprend pas ce qu’il ressent, ni ce qui se passe, et il ne peut pas non plus contrôler le phénomène dans la mesure qu’il le voudrait. Après sa 2e expérience de cette vague, il veut qu’on arrête les soins.

Je lui dis qu’il peut arrêter s’il le veut… Et je lui demande comment ce serait s’il se laissait bercer par cette sensation nouvelle qui après tout, émane de son corps, plutôt que d’essayer de la contrôler. Parce que selon mon expérience personnelle et auprès des autres patients, c’est cette énergie nouvelle qui lui permettra de guérir, une fois qu’elle pourra passer librement dans son corps. S’il en a peur et la bloque ou la contrôle, son corps ne pourra pas l’utiliser et il n’y aura pas de changement…

Mario réfléchit et accepte de continuer. Je suis content pour lui, car je sais que bientôt, j’assisterai à un petit miracle, comme on dit…

Ça aura pris un autre mois, puis Mario me fait par de sa découverte: il se souvient maintenant exactement quand il avait bloqué son énergie vitale pour la première fois. Il était aux études en plein dans sa session d’examen. Sa mère lui avait téléphoné parce qu’elle avait vraiment besoin de son aide pour certains tâches à la maison. Sa mère divorcée et lui enfant unique, il avait dû bloquer une partie de ses besoins à lui pour composer avec les attentes de sa mère. Trois ans plus tard, sa mère décédait. Peu de temps après, les problèmes de ventre ont commencé.

Mario trouve ça difficile de croire que des événements aussi anodins puissent avoir causé autant de problèmes à ses organes. Mais que maintenant, à chaque visite, quand la vague passe dans sa colonne, il voit des flashback comme celui-là qui remontent à la surface. Parfois heureux, parfois malheureux… Et qu’en même temps, ses crises de ventre surviennent de moins en moins souvent. C’est la connexion entre son corps et son esprit qui se refait tranquillement. Quand on enlève le pied de la pédale de frein, qu’on arrête de contrôler, c’est beaucoup plus facile d’avancer.

Nous donnerons un atelier d’introduction aux soins Network mercredi prochain, le 25 avril. Pensez à un ami, un voisin, un collègue qui a des problèmes de santé qu’il tente de contrôler… Invitez-le à l’atelier: peut-être que notre approche différente saurait le libérer.

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Le mal de dos et les émotions

La plupart d’entre nous avons appris que les maux de dos, de cou et plusieurs maux de tête proviennent de problèmes physiques ou mécaniques. Je pense ici par exemple à de l’arthrite, de l’arthrose, des hernies discales, des vertèbres déplacées, des ostéophytes, des spondylolysthèses (vous ne le connaissiez pas celui-là ?), des trucs comme ça…

C’est ce que votre médecin a appris à l’école, c’est ce qu’on enseigne aux physiothérapeutes et c’est aussi ce qu’on m’a montré à l’université.

Cependant, l’université de la vie m’a montré autre chose.

À mes débuts en pratique, j’ai vu bien des gens pour qui cette prémisse ne fonctionnait pas. À l’époque, je prenais des radiographies sur presque chaque patient. Je voulais comprendre la distorsion mécanique derrière ce qui se passait, comme on m’avait appris à le faire.

J’ai remarqué différentes choses avec le temps. Une de celles-ci était que souvent, les gens qui avaient mal dans le bas dus dos avaient de superbes radiographies lombaires. Rien pour expliquer leur douleur: leur bas du dos avait une structure impeccable. Par contre, les radios de leur cou, elles, étaient pas mal moins belles… De la même manière, je pouvais observer souvent l’opposé chez ceux qui avaient mal dans le cou ou à la tête… « C’était quoi la joke ? », comme on dit…

J’ai fait mes premières formations auprès de mon mentor Dr Epstein en 2000. Il parlait (et parle encore!) du rôle des émotions dans la douleur et la tension physique. Il m’a appris que la tension émotionnelle est souvent emmagasinée dans les « gros » muscles du corps. Rien de nouveau pour vous: vous sentez votre cou et vos épaules se tendre, par exemple, quand votre patron vous tombe sur les nerfs… Mais moi, plus cérébral, je devais me le faire expliquer… Parfois, l’émotion crée d’elle-même une douleur. D’autres fois, l’émotion crée un état de stress et de défense en nous qui nous rend mécaniquement plus enclin à la douleur.

Une fois qu’on m’a expliqué tout ça, j’ai pu observer que dans ma propre vie, c’était tellement vrai. Surtout pour ces émotions que je gardais en-dedans, ou encore que j’exprimais mais que je ne voulais pas exprimer ! (pour moi, surtout de la colère…) Dès que c’est le cas, j’ai un mal quelque part qui va apparaître que j’aurai tôt fait de diagnostiquer tel qu’on me la appris comme une tendinite, une fascite, un bursite… J’ai été bien formé… Et deux secondes plus tard, je me rappelle ce que l’université de la vie m’a aussi appris… Je prends une pause, j’observe ce qui vient de se passer, comment je me sens… Et je me mets à rire car je me suis fais prendre au jeu que je connais pourtant très bien aujourd’hui… Je ris car je le vois quotidiennement chez ceux qui me consultent, ce qui ne me protège pas pour autant de le vivre moi aussi !

C’est intéressant de voir que plusieurs chercheurs crédibles et sérieux reconnaissent cet état de chose. Par exemple, je viens de lire le livre de Dr John Sarno, un médecin, intitulé Healing Back Pain. (guérir le mal de dos)

Dans son livre, Dr Sarno raconte, un peu comme je le fais ici, comment il a commencé à voir que ce qu’il avait appris à l’université était non seulement inexact mais aussi inefficace pour traiter ce qui est devenu pandémique dans notre société: le mal de dos. (4 personnes sur 5 souffrira de maux de dos dans sa vie, la cause #1 d’invalidité et celle la plus coûteuse pour les employeurs.)

Après des années de recherche et par son expérience clinique, Dr Sarno est d’opinion que la plupart des maux de dos, et aussi des maux de cou, de tête, d’épaule, et de tendinites des extrémités sont causées par des émotions réprimées. Il va même plus loin dans son livre en disant que celui lui, plusieurs maladies telles cancer, infections, allergies, etc. ont aussi pour racine des émotions réprimées.

Tout ce préambule pour vous dire que l’arthrite, l’arthrose, les hernies discales, etc. ne sont très souvent PAS la cause de vos douleurs.

La recherche montre aussi que l’arthrose vertébrale, la dégénérescence spinale et les hernies discale ne sont pas de bons prédicteurs de douleur. Dans un article publié dans le British Medical Journal le 3 avril 93, le rhumatologue Andrew Frank disait :  « Jusqu’à 85% des patients avec de la douleur lombaire ne peuvent recevoir de diagnostic définitif car il y a une faible association entre les symptôme, les signes cliniques, les résultats d’imagerie diagnostique et les pathologies en place. »
Autrement dit, avec leurs tests poussés et coûteux, les médecins savent définitivement ce qui se passe… Mais seulement chez 15 personnes sur 100! C’est ce que j’observais, dans le temps que je prenais très souvent des radios… La mécanique ne peut pas tout expliquer.

Les travaux de gens tels Sarno permettent de mieux comprendre comment les soins d’Analyse Vertébrale Network que nous vous donnons permettent à toutes sortes de gens de récupérer d’autant de sortes de problèmes de santé. Quand le cerveau devient conscient des ancrages physiques au stress et aux émotions, ceux-ci peuvent être transformés. Une preuve de ceci est que la chose que les gens remarquent et me disent le plus souvent au début de leurs soins est à quel point ils se sentent mieux émotivement, plus légers, plus calmes. Ce sentiment survient presque toujours AVANT que les symptômes physiques et la douleur s’en aillent.

Même si je ne suis pas en accord avec toutes les conclusions de Sarno, je crois que tout le monde aurait avantage à porter davantage attention à ses émotions.

La prochaine fois que vous avez mal ou êtes malades, faites une pause et portez attention à vos émotions. Quelles émotions pourriez-vous être en train de réprimer? Quelles émotions sentez-vous dès maintenant? Comment vous sentez-vous à propos de comment vous vous sentez? Posez-vous ce genre de questions. Souvent, d’après Sarno et c’est aussi ce que j’ai observé, le simple fait de prendre conscience fait disparaître le symptôme, ou au minimum le diminue grandement.

Les soins Network vous permettent sans que vous le fassiez volontairement de faire un tel « check-up » émotif. Si vous le faites volontairement en plus, les résultats n’en seront que meilleurs !

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